Le phénomène des courses à obstacles

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Courses à Obstacles The Mud Day

Les courses à obstacles sont en quelque sorte un dérivé du running, à l’instar par exemple du trail en montagne. Le concept s’inspire tout simplement des parcours du combattant. A l’endurance, il associe la force, l’agilité, et l’entraide, à travers le franchissement d’obstacles qui jalonnent le parcours. Décryptage de ce phénomène des courses à obstacles.

Courses à obstacles : un peu d’histoire

Les courses à obstacles sont d’abord organisées au Royaume-Uni, à la fin des années 1980. Néanmoins, les compétitions vont tarder à séduire le grand public jusqu’aux années 2010. Le phénomène s’empare en premier lieu des Etats-Unis, où ce type d’événements sportifs, qui ne rassemblait que 40 000 adeptes en 2010, réunit deux ans plus tard 1,5 millions de candidats !

Les courses à obstacles sont essentiellement programmées par des franchises aux Etats-Unis comme en Europe, à l’instar de The Mud Day, D-Day Race, Yeti Race, Tough Mudder, Spartan Race, Warrior Dash, GotBalls, So Mad, ou encore La Frappadingue. En France, le concept débarque en 2010 avec la Frappadingue mais explose véritablement en 2013 (avec The Mud Day), ce qui en fait un phénomène relativement récent.

Courses à Obstacles Spartan Race Courses à Obstacles D-Day Race

L’attrait du dépassement de soi et de l’entraide

Ils sont désormais nombreux à rechercher les valeurs véhiculées par les courses à obstacles, depuis le dépassement de soi jusqu’à l’entraide, en passant par l’amusement. Le chronomètre n’est pas systématiquement l’objectif à atteindre. Le but est avant tout de se confronter à soi-même, dans un parcours du combattant, avec des amis ou entre collègues, pour passer un moment fun. Au programme : bains de boue, barbelés, filets, murs, etc. Le physique comme le mental sont sollicités, mais les obstacles ne sont pas obligatoires pour continuer à progresser dans le parcours, moyennant quelques séries de pompes tout de même.

Courses à Obstacles The Mud Day

La nature des épreuves varie pour attirer un maximum de participants. La course à obstacles peut être qualifiée d’extrême, ou adaptée à un public précis (The Mude Day Kids par exemple). Elle peut être amusante et sportive, ou alors carrément exigeante. De même, aucune saison n’arrête les organisateurs, la pluie, le vent, et la neige étant au contraire des éléments propices pour durcir les conditions.

Les épreuves se multiplient en France

En France, ce sont plus de 40 courses d’obstacles qui sont organisées chaque année. Elles se répartissent sur l’ensemble de l’hexagone en milieu urbain comme en milieu rural, dans les stations de ski comme dans les stations balnéaires. Des variantes régionales les singularisent, à l’instar de la Raid’ingue, en Bretagne, de la Ch’ti Délire dans le Nord, ou de La Déjantée, au lac de Vassivière.

A titre informatif, The Mud Day, organisée à proximité de Paris, avait réuni 22 000 participants, en 2014, qui avaient décidé de relever le défi des 13 kilomètres et des 20 obstacles. Or, le coût de l’inscription à un tel événement était de 35 €, pouvant atteindre 75 € le jour J. En mettant en lien le nombre de participants et cette tarification, la rentabilité pour les franchises qui les organisent aiguise les appétits.

Une visibilité grandissante qui attire les sponsors

En 2017, la Frappadingue prévoit ainsi 9 éditions, contre 6 pour The Mud Day, 5 pour La Ruée des Fadas, ou encore, 4 pour Spartan Race. En termes de retombée financière, un article de Challenges évoquait un chiffre d’affaires de 1,5 million d’euros pour The Mud Day. Cette course est pilotée par Amaury Sport Organisation, déjà à la tête du Tour de France cycliste, du Rallye Paris-Dakar, du Roc d’Azur ou du Marathon de Paris.

Logiquement, les courses à obstacles intéressent les annonceurs qui voient dans ces événements l’opportunité de cibler un public jeune, âgé de 25 à 30 ans. C’est ainsi, que les marques, comme Deezer, Samsung ou Nissan, investissent ces lieux de course. Les sponsors sont particulièrement attentifs à ce public, tout en associant leur image de marque aux valeurs transmises par les courses à obstacles.

2 COMMENTAIRES

  1. Bonjour
    Beaucoup d’inexactiitudes dans votre memo
    La course à obstacles à démarré en France en 2010 avec la frappadingue, la strongmanrun et l’interface
    Le concept n’est pas américain mais anglais avec la Touche Guy qui a fêté son jubilé depuis quelques années
    Cordialement
    Marc /frappadingue

    • Bonjour,
      si vous lisez bien vous verrez qu’on indique bien que c’est au Royaume Unis que s’est développé le concept mais que c’est aux Etats Unis que c’est devenu un phénomène médiatique. Idem (mais je l’ai mis en avant un peu plus) nous indiquons que c’est en 2010 que les courses à obstacles ont démarré mais elles ont explosé en 2013.
      Sportivement
      Amandin / SportBusinessetMOi

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