Partouche veut le naming du Grand Stade de Lille sinon…!

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partoucheS’agaçant de ne pas avoir de réponse à son offre de débourser 2,5 millions d’euros par an pour donner son nom à l’enceinte, Isidore Partouche prévient : « Si on ne me donne pas une bonne raison expliquant pourquoi nous n’avons pas été retenus, Partouche arrêtera le mécénat du LOSC dans très peu de temps : le maillot, la pub, tout ! »

« Gommer l’image sulfureuse des casinos »

La menace est lourde : avec 40 % des parts, Partouche est le second actionnaire du LOSC après Michel Seydoux. Il est aussi le sponsor maillot du club depuis 1998. Avec le naming, il désire accroître son influence au sein du LOSC. « Cela pourrait gommer l’image sulfureuse des casinos, qui ne correspond plus à la réalité de ce qu’ils sont devenus », confiait le groupe cet été.

LMCU, elle, continue d’exiger entre 3,3 et 3,8 millions. « La crise est sévère, mais nous ne baissons pas nos exigences pour l’instant, qui ne sont pas seulement liées au prix, mais aussi à l’identité du namer : il nous faut un nom en harmonie avec l’identité et les valeurs de la région », maintient de son côté Pierre de Saintignon, le bras droit de Martine Aubry, qui gère en personne les négociations sur ce dossier.

Isidore Partouche estime dans la même interview que la communauté urbaine « ne peut pas trouver à ce prix ». « Il y a une cohérence à ce que le namer soit aussi le mécène principal du club comme l’est Partouche », martèle-t-il. Mais LMCU a un impératif : diminuer l’addition salée du Grand Stade pour le contribuable. Car plus la somme sera élevée, plus la redevance annuelle due à Eiffage pour le stade diminuera. « L’offre de Partouche, qui a proposé 2 millions par an et non pas 2,5 millions, n’est pas acceptable en l’état », réplique Pierre de Saintignon. qui souligne à qui veut l’entendre qu’il ne « fonctionne pas au chantage ». « Nous ne voulons pas être discourtois à l’égard de M. Partouche, précise l’élu. Mais c’est bien lui qui choisit de mettre son offre sur la table. »

Une carte de ce poker menteur entre les deux parties est à chercher dans le passé : en 2007, Partouche avait attaqué la Ville de Lille en justice après l’attribution au groupe Barrière du casino. Cet épisode a-t-il laissé des traces ?

Reste que si Michel Seydoux n’aurait sans doute rien contre la candidature de Partouche au naming, il ne tient en aucune façon à être « otage » des relations orageuses entre ses deux partenaires. « Ce qui m’intéresse, c’est le développement du LOSC. Sur le sujet du naming, je dispose d’un droit de veto si le choix ne me convient pas… » On peut déjà imaginer qu’il n’accepterait pas un « stade Barrière »…

(Article du Nordéclair)

Alors il bluff M. Partouche? Jeux dangereux mais il est bien placé pour le savoir!

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