Rencontre avec Mohamed Bouhafsi présentateur de BreakingFoot sur SFR Sport

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Mohamed Bouhafsi BreakingFoot

Aux manettes depuis la rentrée du nouveau Show de SFR Sport BreakingFoot, Mohamed Bouhafsi 25 ans est un (jeune) homme toujours tiré à 4 épingles, hyperactif, passionné, professionnel  et donc très difficile à « coincer ». Il s’est pourtant arrêté le temps qu’il faut pour SB&M.

(19h30 à 20h30 tous les soirs de la semaine sur SFR Sport – les replay existent)

Mohamed Bouhafsi : « Avec BreakingFoot on emmène les gens dans le monde du foot et ses coulisses. »

SB&M : Mohamed, c’est quoi une journée type pour toi ?

C’est une journée vraiment bien remplie. J’arrive vers 9h30 à la rédaction et dès 10h on attaque la conférence de rédaction de l’agence RMC Sport. C’est elle qui définit notamment les sujets foot qui vont remplir les différents programmes du groupe (il s’agit des divers shows sport du groupe Altice : la radio RMC mais aussi  les programmes TV des chaines BFM,  BFM Sport et SFR Sport, NDLR). A 11h, je fais un point plus spécifique avec les équipes de SFR Sport sur l’émission du soir. Vers midi j’enchaine par des déjeuners et des rencontres avec des personnalités du foot que ce soit des agents, des proches des joueurs, des directeurs sportifs ou des présidents. Ce qui me permet de garder un contact concret et direct avec le monde du foot.

Une coupure indispensable donc

Oui parce qu’à côté de l’émission je suis en effet toujours responsable du foot pour RMC Sport. Et c’est donc entre midi et un bon 16h que je prends ce temps de rencontrer directement ou par téléphone toutes ces personnes comme toi (rires). A 16h j’ai un autre point conducteur avec les équipes de BreakingFoot qui dure à peu près 1h à 1h30. C’est vraiment là que l’on détermine précisément les sujets, leurs ordres et les habillages. Je remonte ensuite chez RMC (bien que situé dans un même bâtiment, la radio RMC et SFR ne se trouvent pas au même étage) pour préparer ma chronique radio Les Coulisses du Foot qu’on retrouve chaque soir à 18h45 dans Team Duga. Là c’est antenne jusqu’à 18h55 maximum car ensuite je file au maquillage et à l’habillage pour BreakingFoot qui démarre à 19h30 et fini à 20h30. Enfin entre 20h30 et 21h00 on fait un debrief de l’émission avec les équipes pour voir ce qui s’est bien passé, ce qui s’est mal passé et les éventuels axes de progression pour le lendemain.

Donc de vraiment belles journées…

Oui (sourires). Dense, riches, passionnantes.

Et qu’est ce que cela nous raconte BreakingFoot ?

Pendant une heure on emmène les gens dans le monde du foot et ses coulisses. C’est une sorte de prolongement de ce que je fais à la radio. Mais là au lieu de 7 mn à la radio c’est une heure avec des invités, des images et si possible des exclus…

Cette idée de prolongement et d’exploitation maximale de l’info c’est vraiment une des forces de l’agence RMC Sport

Absolument. Cette émission s’inscrit parfaitement dans cette démarche ; au départ c’était une idée du patron, François Pesenti . A la fin mai on s’était penché sur nous et on a pris conscience que RMC Sport était partout. Nos correspondants sont partout, nos journalistes sont partout on sort beaucoup, beaucoup d’informations et beaucoup d’exclus. On avait déjà  une mutualisation des antennes sur RMC exceptionnelle mais on n’avait pas encore cette identité de «hard news »  sur SFR. BreakingFoot vient de là et comble ce vide. C’est une vitrine de plus sur nos contenus. Ce n’est pas toujours facile car nous n’avons pas toujours des informations exclusives ou des belles interviews mais au moins cette émission a le mérite de donner aux gens tout ce qu’ils veulent savoir sur l’actualité du foot du jour et je l’espère, du lendemain.

Mohamed Bouhafsi : « Les réseaux sociaux sont donc un indicateur important, pour moi en tout cas. »

Une des caractéristiques de ton émission est de faire la part belle aux réseaux sociaux, tu as quelques chiffres

Sur twitter on doit approcher les 248 000, sur instagram 18 000 et sur snapchat on dépasse les 30 000 je crois

Aujourd’hui pour toi être présent sur les réseaux sociaux c’est une activité importante ou indispensable pour une émission de TV ?

Je dirais plutôt que c’est très important bon (rires) j’ai cassé mon portable dédié à cette activité et je suis donc un peu moins présent en ce moment mais je ne dirais pas indispensable. Tout le monde n’est pas connecté mais pour ceux qui le sont on est grâce aux réseaux sociaux en correspondance avec eux. On voit ce qu’ils ont envie ou pas envie d’entendre, de connaitre leurs retours. Par exemple lors de notre première émission, celle avec Jacques Henri Eyraud (président de l’Olympique de Marseille) on a été 30ème en tranding topic monde, 30ème ! Et même premier en France de 19h à 22h avant d’être dépassé par L’amour est dans le Pré. Ces réseaux sociaux sont donc un indicateur important, pour moi en tout cas.

Et donc vous avez dépassé les Nagui  (France2, Tout le monde veut prendre sa place) Cyril Hanouna (TMPP) et Yann Barthès (Quotidien) qui se trouvent en frontal avec toi dans le carrefour de l’Acces Prime Time.

(rires) non l’idée bien sur ce n’est pas de les concurrencer. L’objectif c’est d’exister, c’est que les fans de foot aient envie de regarder l’émission notamment parce qu’ils y auront appris des choses. Moi ma plus belle récompense c’est lorsque je croise un fan de foot –ce qui m’est arrivé encore hier- et qu’il me dit en parlant de notre émission de la veille « J’ai pu comprendre grâce à vous comment l’organisation du foot allemand facilitait la vie du Bayern de Munich en comparaison du foot français avec le PSG ». On est ceci dit de plus en plus grand public  car on ne présente pas que le meilleur du foot français on est aussi sur le meilleur du foot européen mais on ne se compare pas aux mastodontes que sont Nagui ou Cyril Hanouna.

Mohamed Bouhafsi : « Pour moi on est journaliste de sport et pas journaliste sportif. »

En parlant de ce dernier il y a eu une polémique en début de saison où François Pesenti, votre patron donc, à envoyé un tweet à destination de Camille Combal, l’un des chroniqueurs de Touche Pas à Mon Poste (TMPP), l’accusant de plagiat lors de sa chronique qui présentait d’après lui, on va dire, les mêmes codes d’habillage que BreakingFoot. On en est  où de ce sujet ?

Comme François Pesenti l’a dit lors de la conférence de presse de rentrée c’était juste un petit tweet pour évoquer ça pour montrer que le concept de BreakingFoot existait et qu’il ressemblait vraiment à celui de l’émission de C8. Il s’agissait avant tout d’alerter et souligner notre concept. Mais j’ai pu croiser Camille Combal dans des TGV et je sais que c’est une bonne personne et que cela n’ira pas plus loin que des tweets. Pour moi dès le lendemain il n’y avait plus de débat et ce n’était pas utile d’en reparler.

Par contre si il y aune chose dont on peut parler ce sont tes tenues. Toi qui est connu et reconnu pour ton apparence particulièrement soignée est-ce qu’au regard de tes journées « dantesque » tu as le temps d’aller faire les boutiques

(rires) Ah ça. Oui un peu le samedi entre 15h et 15h30 ! Je rigole mais oui ce n’est pas simple c’est vrai. J’essaie encore de trouver des petites tenues et donc un peu de temps. Surtout que j’estime que c’est un devoir qu’on a envers les téléspectateurs. Ce n’est pas parce qu’on travaille dans le foot que l’on doit être mal habillé. On dit jamais aux journalistes politiques qu’ils portent une cravate ou qu’ils sont bien habillés alors que moi qui suis dans le sport on me le dit souvent. Pour moi on est journaliste de sport et pas journaliste sportif. Pour moi c’est très important l’aspect et oui je continue à faire les boutiques et à trouver des costumes qui sont plaisants et surtout agréable à regarder même si là aussi ce n’est pas toujours simple à trouver (rires)

Interview réalisée par Romain ALLAIRE

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