Interview d’Henri-François MARTIN l’un des fondateurs de FieldIn

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Il y a quelques jours nous vous avons présenté la jeune entreprise FieldIn, le premier service de réservation multisports en ligne. Aujourd’hui retrouvez l’interview d’un des fondateurs de Fieldin, Henri-François MARTIN. 

 Bonjour Henri-François, commençons par votre fiche d’identité

  • Nom : Martin
  • Prénom : Henri-François
  • Age : 27
  • Sport de prédilection : Rugby
  • Poste : Demi d’ouverture
  • Plus beau souvenir sportif : Demi-Finale de la coupe du monde de rugby France – All Blacks 1999

 

Comment est né votre projet FieldIn ?

 

Etant tous les trois sportifs amateurs, nous avons depuis toujours été confrontés aux problèmes liés à la pratique sportive dans les grandes villes : manque d’information, terrains réservés aux membres, absence de réservation en ligne,… Toutes ces problématiques se sont cristallisées dans notre esprit quand nous avons réalisé qu’aujourd’hui il existait des moteurs de recherches pour trouver son restaurant, son hôtel, son billet d’avion mais absolument rien pour trouver et réserver son activité sportive autour de chez soi et au meilleur prix. C’est finalement en utilisant ces différents outils au quotidien que nous nous sommes dit, pourquoi ne pas appliquer ça au marché du sport amateur et simplifier la vie de millions de sportifs pour qui pratiquer sa passion est devenu un vrai parcours du combattant.

 FieldinVous êtes-vous inspirés d’un concept qui a fait ses preuves à l’étranger ?

Pas spécialement. Mais nous avons pu constater que certains pays étaient plus avancés que la France en terme de réservation en ligne pour la pratique sportive. Aux Etats Unis, 50% de la réservation des parcours de golf s’effectue en ligne et les chaines de Fitness proposent des formats d’abonnements beaucoup plus flexibles que chez nous afin de répondre à tout type de format de pratique sportive.

 Quelle est la force/l’atout principal de FieldIn ? 

De s’être donné les moyens de fournir un service de qualité autant aux sportifs qu’aux centres de sports et cela en très peu de temps. Grâce à la levée de fonds que nous avons réalisée mi 2013, nous avons pu nous encadrer de sociétés de qualité qui nous permettent aujourd’hui de proposer un service à la hauteur des attentes du marché et d’éviter de passer par une version beta souvent déceptive pour une communauté d’utilisateur qui grandit. Enfin cette levée de fonds n’aurait pas été possible sans la complémentarité que nous formons avec mes deux associés Damien Launoy qui a travaillé en private equity et Lucas Gaurichon ingénieur de formation spécialisé en supply chain et systèmes d’informations.

 A quelle problématique avez-vous été confrontée ?

Notre volonté principale de proposer dès notre ouverture publique un outil de qualité nécessitait de lever des fonds avant même d’avoir quelconque outil ou chiffre d’affaire à présenter à nos investisseurs. Il fallait donc arriver à fédérer autour de notre vision et de notre ambition, des investisseurs dans la période économique que nous connaissons mais également à nouer nos premiers partenariats avec les centres de sports qui ont été présents dès l’ouverture du site. C’est cette volonté permanente de fournir de la qualité et d’avoir un temps d’avance sur ce qu’on peut attendre de nous qui nous met souvent dans la difficulté mais comme on dit souvent, « à vaincre sans péril… ».

Quels sont vos objectifs à court et moyen terme ? 

Notre objectif de lancement, était de prouver que le concept marchait et qu’il y avait une demande. En trois semaines nous sommes passés de 35 à plus de 60 centres partenaires, nous avons des statistiques de trafic impressionnantes qui valident l’intérêt de notre communauté naissante. Cette période de lancement n’avait pour autre but que de nous amener à la seconde levée de fonds que nous entamons au premier trimestre 2014. Cette dernière nous permettra d’assoir notre présence en Ile de France, d’améliorer la diversité de nos offres et de commencer à nous étendre sur le marché privé en France tout en en commençant à proposer notre outil aux municipalités.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre partenariat avec l’Equipe.fr ?

Nous avons eu l’occasion de rencontrer les responsables du groupe en amont de la construction de notre outil. Nous avons alors pu réaliser leur volonté d’orienter leurs millions de lecteurs vers de la pratique sportive. C’est dans cette démarche qu’ils ont créé Ilosport.fr afin de proposer une information complète autour des disciplines sportives les plus pratiquées en France. L’apport de FIELDIN sur un tel espace devenait alors limpide car désormais en plus de pouvoir trouver toute l’information sur un sport, le lecteurs aura également la possibilité de trouver les offres des centres ou club à proximité de chez lui et cela sur une même page.

 

Quelle est la place des réseaux sociaux dans votre stratégie de communication ?

Nous sommes une jeune société avec un service simple mais innovant. Trois raisons qui nous ont amenées à adopter une stratégie de notoriété notamment sur les réseaux sociaux. Notre objectif est avant tout de nous faire connaitre, d’expliquer aux sportifs amateurs que désormais trouver et réserver son activité sportive peut être très simple et de faire preuve de pédagogie quant aux possibilités que laisse entrevoir notre service autant pour les sportifs que pour les gestionnaires de centres. Les réseaux sociaux sont également un moyen simple d’échanger avec nos premiers utilisateurs qui nous font part de leur satisfaction ou bien de leur volonté de voir le site s’étendre sur d’autres sports ou d’autres régions.

Nous exploiterons beaucoup plus le levier des réseaux sociaux à des fins d’acquisition après notre seconde levée de fonds.

Un athlète ambassadeur de FieldIn est- il envisageable ?

Au même titre qu’il serait difficile pour un seul chef étoilé d’être l’ambassadeur de l’ensemble des restaurants présent sur Lafourchette, avoir un ambassadeur multisport semble compliqué. A l’inverse si chacun des sports proposés par FIELDIN pouvait avoir son propre ambassadeur nous en serions enchanté.

 Des accords avec des célèbres centres du secteur privé seront-ils bientôt dévoilés ?

Nous avons en effet de très belles perspectives qui nous attendent dès l’année prochaine et qui seront dévoilées en même temps que la sortie de notre application mobile au début du premier trimestre 2014.

Comment avez-vous réussi votre levée de fonds ? 

Nous avons sollicité différents business angels et fonds d’investissements grâce au réseau de l’incubateur HEC. Une fois face aux investisseurs il a fallu faire preuve de conviction et de clarté pour transmettre la vision que nous portons sur le marché du sport amateur avec mes deux associés. Avec du recul, je pense que notre plus gros atout a finalement été de proposer un produit simple qui répond à un besoin évident car si les investisseurs accordent beaucoup d’importance aux chiffres et à l’équipe dirigeante, ils n’en restent pas moins des sportifs comme les autres à qui notre démarche a parlé et su convaincre.

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