Football : des investissements toujours plus grands

0
46
Prix victoire ligue des champions

Les transferts “astronomiques” du Brésilien Neymar et du Français Mbappé ont fait couler beaucoup d’encre lors des derniers jours du mercato estival. Les footballeurs sont aujourd’hui des produits marketing, et on parle presque plus de leurs salaires “trop élevés” et des investissements “indécents” réalisés par les clubs que de leurs performances sportives. Le monde du foot est étroitement lié à celui de l’argent, cela n’est un secret pour personne.

Une des raisons pour expliquer ces dérives est que le business autour du ballon rond semble sans limites. Les clubs de football investissement aujourd’hui des sommes colossales non seulement dans les joueurs, mais aussi dans leur centre de formation, comme le montre le nouveau projet du Paris Saint-Germain, qui se veut à la pointe de la modernité comme celui du FC. Barcelone (la célèbre académie de La Masia) ou du Bayern.

Des joueurs de foot toujours plus chers…

Le britannique Alf Common fut le premier joueur de football à être transféré pour une valeur supérieure à 1000 livres en 1905. Un peu plus d’un siècle plus tard, le marché s’est complètement envolé, certains n’hésitent pas à parler d’une véritable bulle. La signature du brésilien Neymar au PSG cet été pour 222 millions d’euros en est la parfaite illustration.

Ces dernières années, les sommes dépensées par les clubs pour s’attacher les services de joueurs ont augmenté de manière exponentielle. Si pendant de longues années, le transfert de Zidane pour 73.5 millions d’euros en 2001 a été le plus important au monde, il a été depuis 2009 dépassé à plus que 26 reprises ! Neymar donc, mais aussi par d’autres Français : Paul Pogba en 2016 pour 105 millions d’euros et très récemment le jeune Kylian Mbappé pour 180 millions d’euros !

La hausse soudaine du prix des joueurs peut s’expliquer par plusieurs facteurs. En premier lieu, de nouveaux acteurs sont apparus dans le paysage footballistique depuis le début des années 2000 : des riches investisseurs près à dépenser sans compter. Le récent cas du PSG, qui a vu le fond souverain du Qatar investir des centaines de millions en est un exemple, mais ce phénomène a commencé avec Roman Abramovitch et Chelsea en 2003. Le milliardaire Russe achète cette année-là le club Londonien et a depuis dépensé plus de 1,5 milliard d’euros en transferts ! Cette nouvelle pratique du “dépenser sans compter” crée forcément un déséquilibre et une course aux investissements qui semble aujourd’hui sans limites.

… mais des revenus toujours plus importants

Si les clubs se permettent également d’investir autant dans les joueurs, c’est que les revenus ont eux aussi énormément augmentés ces dernières années. Les clubs de foot génèrent des recettes de plusieurs façons. Les recettes aux guichets, les droits de retransmissions, qui battent des records chaque année en angleterre, la publicité et autres sponsoring mais aussi grâce à la vente de maillots. Les clubs achètent non seulement un joueur pour son talent balle au pied, mais aussi pour son charisme marketing. Paul Pogba, joueur le plus cher de l’histoire pendant une saison est une véritable icône marketing, suivi par des millions de personnes sur les réseaux sociaux. 3 semaines après son arrivée, le club de Manchester United avait déjà vendu pour plus de 220 millions d’euros de maillots à son nom, de quoi largement rembourser son transfert…

Les gains accompagnant les titres et les victoires sont aussi un excellent moyen pour les clubs de rentrer dans leur frais. Une participation à la plus prestigieuse des coupes, la Ligue

des Champions, est aussi un élément capital dans le budget d’un club. Jean-Michel Aulas, président de l’Olympique Lyonnais, expliquait en 2010 que la C1 assurait un revenu minimum de 20 millions d’euros. Une victoire cette année en Ligue des Champions pourrait rapporter en gains près de 70 millions d’euros, sans parler des revenus accompagnant le prestige de se trouver sur le toit de l’Europe.

Pour décrocher le graal ultime, les clubs sont près à toutes les folies. Le site ShopAlike nous montre d’ailleurs cela grâce à leur infographie analysant les stratégies financières des 10 derniers vainqueurs de la “coupe aux grandes oreilles” et des équipes les plus dépensières de cette dernière décennie. Si certains clubs investissent de manière intelligente dans la formation et dans les joueurs à fort potentiel, d’autres n’hésitent pas à dépenser des fortunes pour des résultats très limités…

Prix de la victoire en ligue des champions

Votre avis nous interesse! Laissez un commentaire