Coupe du Monde 2018 : Une économie colossale

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Coupe du Monde Business
Le business de la Coupe du Monde 2018

Disputée cet été du 14 juin au 15 juillet, la Coupe du Monde 2018 de football sera forcément l’occasion de vibrer pour chaque amateur de foot. Entre les énormes stars qui seront présentes sur place – Neymar, Messi, Cristiano et compagnie – la possibilité de voir les Bleus accrocher un deuxième titre de champions du Monde ou encore l’opportunité de voir à l’œuvre bon nombre de jeunes talents, le tournoi promet deux mois de plaisir intense dans quelques semaines. Et si l’équipe de France et celle de Russie ne seront pas vraiment attendues au même niveau quand on regarde les cotes sur le Mondial 2018, l’économie de leurs pays respectifs joueront en revanche gros lors du tournoi. Surtout pour le pays hôte.

Mondial 2018 – Le plus cher de l’Histoire

Ce qu’il faut savoir avant tout sur cette fameuse Coupe du Monde en Russie, est qu’elle est tout simplement la plus chère de l’Histoire du football. Avec un coût d’organisation estimé à plus de 13 milliards de dollars (10.5 milliards d’euros), soit 10% de plus que prévu initialement, la grande compétition de la FIFA organisée en terres russes coûtera par exemple 31% de plus que celle organisée en 2014 au Brésil, et 200% de plus que celle de 2010 en Afrique du Sud. Entre le coût de construction des stades, les milliers d’emplois créés, les hôtels, Restaurants, routes et bien plus, l’addition est plus que salée pour le Kremlin. Autant dire que les revenus devront être au rendez-vous du côté de la Russie cet été.

Hôtellerie, Restauration, Tourisme : Ce sur quoi la Russie compte

Pour rentabiliser au mieux les investissements, ou du moins rentrer dans les clous, la Russie devra donc profiter pleinement de l’afflux des supporteurs entre juin et juillet, et ce dans différents domaines. Pour ce faire, les différentes villes du pays compteront bien sûr sur les revenus de l’hôtellerie, plusieurs milliers de fans étant attendus durant le tournoi, la restauration et tous les à côté liés au tourisme. Au total, 3 milliards d’euros sont ainsi espérés sur l’ensemble du territoire au cours de la Coupe du Monde 2018, des visites de lieux culturels jusqu’aux repas pris après les matchs, en passant pas les bières prises en terrasses ou encore les souvenirs de vacances. Beaucoup mais loin d’être suffisant pour rentabiliser l’événement. Sauf que cela ne s’arrête pas là.

Sport et infrastructures : le long terme

Au-delà de ces deux mois que l’on attend forcément festifs, les retombées du Mondial seront bien entendu ressenties sur le long terme au pays de Vladimir Poutine. Pour accueillir l’événement phare de l’année, les autorités russes ont par exemple construit de nouvelles autoroutes, aménagé quelques quartiers et créé bon nombre d’infrastructures sportives. Les stades, par exemples, ont été rénovés et agrandis pour pouvoir accueillir un maximum de spectateurs dans les meilleurs conditions cet été. Au terme du tournoi, ce seront donc les clubs résidents – par exemple le CSKA Moscou au stade Loujniki – qui en profiteront, et qui pourront voir leurs revenus se décupler au fil des années. Quand on se rappelle notamment de l’impact du Mondial 2006 en Allemagne, cela laisse augurer de belles choses. Et l’on ne parle même pas de l’amélioration du quotidien pour certaines populations, bénéficiant de nouvelles infrastructures routières et autres nouveautés.

Coupe du Monde 2018 : Et l’économie Française ?

Nous l’avons compris, ce Mondial 2018 sera donc l’occasion de dégager de bons revenus sur le long terme pour la Russie. Mais qu’en est-il de la France alors dans tout cela ? Et bien c’est simple, certains secteurs sont d’ores et déjà assurés de voir leurs revenus gonfler grâce au grand tournoi de la FIFA cet été. Premièrement, par exemple, les sites de paris sportifs devraient pouvoir engranger près de 400 millions d’euros entre juin et juillet, grâce aux nouveaux joueurs enregistrés et à leurs différentes mises engagées tout au long du tournoi. Un montant qui sera perçu par des entreprises privées, certes, mais qui permettra forcément à l’Etat d’en profiter via les différentes taxes et impôts. Premier point.

Ensuite, le secteur de la restauration, et plus précisément des bars – devrait également savoir tirer profit de la compétition. On le sait, lors de chaque événement majeur du ballon rond les amateurs du genre se rejoignent facilement dans les cafés pour boire une bière devant les plus belles rencontres. Une opportunité en or, forcément, pour les gérants de bars en centre-ville, qui ont par exemple réalisé plus de 30% de leur chiffre d’affaires en 2014 lors du Mondial Brésilien. Là aussi cela laisse rêveur.

Enfin, nous serons curieux également de voir comment se comporte les secteurs de l’audiovisuel et de l’électroménager. De manière générale, chaque Coupe du Monde de football voit les ventes de téléviseurs, de barbecues et autres tireuses à bière augmenter de façon exponentielle. Si la logique est encore une fois respectée en 2018, nul doute que les grandes surfaces devraient pouvoir en profiter. Qu’on se le dise, le Mondial de football édition Russie sera encore un business géant pour beaucoup de monde.

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